Smarty ( Kiekieta Louis Salif )

Après l’épopée Yeleen, le rappeur burkinabè Smarty, ancien acolyte de Mawndoé, s’est engagé dans une carrière solo. Avec son premier Album solo, il remporte le prix Découverte RFI en 2013 qui donne un franc coup de pouce à sa carrière. Une tournée dans une vingtaine de pays africains, un concert au New Morning à Paris, des festivals, les premières parties de Tiken Jah Fakoly et de Magic System à l’Olympia de Paris, etc. sont, entre autres, les expériences qu’il a vécues avec son premier opus, African Kouleurs. 


Smarty, rappeur burkinabè : Je suis toujours allé là où on ne m’attend pas.

Smarty, c'est un peu l'histoire de ce petit garçon dont l'école ne voulait pas. Il faut dire qu'il n'a rien fait, non plus, pour attirer ses faveurs. Sur les bancs de l'EPP Diezou Kouamekro I à Bouaké, au centre de la Côte d'Ivoire, il préférait jouer les trublions et amuser ses petits camarades. Il finira par attirer la colère de ses enseignants et les foudres de son père. "Je n'étais pas très sérieux à l'école", confesse-t-il. Résultat : "Mon père décide de me faire partir au Burkina pour y poursuivre mes études."

 

"J'ai été boy et gardien de parking"

Kiekieta Louis Salif, de son vrai nom, est né en 1978 à Abidjan en Côte d'Ivoire de parents immigrés burkinabés. En 1993, il rentre au pays de ses ancêtres. "Un vrai choc", confie-t-il en comparaison au climat tempéré ivoirien. Il s'adapte rapidement à la chaleur du "pays des hommes intègres" et réussit son année. Admis en classe de cinquième, le petit Louis ne peut, malheureusement, pas poursuivre sa scolarité… Ses parents sont à court d'argent ! Il arrête donc l'école. Commence alors pour lui une nouvelle vie à Ouagadougou. Celle des petits boulots pour "vivre, s'habiller et être heureux". "J'ai fait du commerce, j'ai été boy [domestique dans une maison,NDLR] et gardien de parking. Il n'y a pas de sot métier. L'important, c'est de se battre et de se prendre en charge sans tendre la main."

"Ce fut mon école à moi"

Aujourd'hui, l'artiste ne regrette rien. "Ce fut mon école à moi, l'école de la vie qui me permet aujourd'hui d'être positif, même quand tout va mal", dit-il. Sa vocation pour la musique naît en 1998, lors d'un concert du groupe de rap ivoirien MAM à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso. "Voilà ce que je veux faire", lance-t-il, plein d'émotion en admirant sur scène Mad, As et Muss, les trois garçons venus de Cocody et qui composent ce groupe. Smarty fait ses premières armes dans les émissions de rap. Ses modèles sont français ou américains. Ils s'appellent MC Solaar, NTM, IAM, Busta Flex… Il commence à fréquenter le petit cercle fermé des rappeurs de Ouaga et finit par se lier d'amitié avec un jeune rappeur tchadien, Mawndoé. Cette fois, leur inspiration est africaine. Le groupe auquel ils veulent ressembler est sénégalais. Il s'appelle Positive Black Soul. "Grâce à eux, on était fier d'être africain. Ils nous montraient qu'on pouvait faire du rap sans renier nos rythmes, notre culture", dit-il

SOURCES: 

http://www.notretempsbf.com/m-2424-smarty-rappeur-burkinabe-je-suis-toujours-alle-la-ou-on-ne-m-attend-pas.html


http://afrique.lepoint.fr/culture/smarty-le-rap-burkinabe-au-zenith-15-04-2014-1857606_2256.php


http://www.dailymotion.com/video/x2r2ffj_elections-au-burkina-faso-le-message-du-rappeur-smarty_news

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